Le chef de la junte malienne, Assimi Goïta, fait son retour sur le devant de la scène politique, soulignant son contrôle sur le pays malgré des tensions croissantes. Lors d’une allocution à la nation sur la chaîne publique ORTM, il a déclaré que la situation sécuritaire était "maîtrisée", cela, trois jours après des attaques meurtrières ayant provoqué la mort d'au moins 23 personnes, attaques menées par le groupe djihadiste JNIM et ses alliés indépendantistes touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA).
Reconnaissance d'une crise profonde
Alors qu'il reconnaît une "situation d'extrême gravité", Goïta a appelé la population à s'unir pour défendre la nation. "Le Mali a besoin de lucidité et non de panique", a-t-il insisté, tentant de galvaniser les efforts de ses concitoyens. Son intervention fait suite à un silence qui avait alimenté les doutes concernant la pérennité de son régime, notamment après la perte de son ministre de la Défense, Sadio Camara, un architecte de la coopération avec la Russie.
Le soutien inconditionnel de la Russie
Le même jour, Goïta a reçu l’ambassadeur de Russie, Igor Gromyko, qui a renouvelé l'engagement de son pays à soutenir le Mali dans sa lutte contre le terrorisme. Cependant, le ministère russe de la Défense a également souligné que la situation demeure "difficile", mentionnant des regroupements de groupes armés menaçants pour la stabilité régionale.
Les attaques récentes laissent pressentir une volonté stratégique des djihadistes, soutenus par le FLA, de reconquérir les territoires du Nord malien plutôt que de viser directement Bamako. L’ambassade des États-Unis a alerté sur des signes de mouvements terroristes potentiels dans la capitale, mettant davantage en lumière les défis qui se dressent devant le gouvernement malien. Le chemin vers une réelle paix semble encore semé d'embûches.







