Treizième jour de conflit, la question persiste : comment l'Iran parvient-il à maintenir des frappes régulières sur les navires d'Ormuz, ses voisins du Golfe et même Israël ? Quels sont les stocks de missiles et de drones restants ? Selon certaines sources, le régime théocratique de Téhéran reçoit désormais du soutien de la Chine et de la Russie.
Ce texte s'inspire d'un reportage analysant l'évolution géopolitique actuelle. Pour plus de détails, suivez la vidéo intégrale.
À proximité de Téhéran (Iran), un site nucléaire a ainsi été touché à plusieurs reprises, comme le rapportent des informations de l'armée israélienne. Les attaques contre l'Iran se poursuivent, avec 6 000 cibles frappées par l'armée américaine depuis le début des hostilités. L'Iran, de son côté, ne reste pas inactif ; lors de la nuit du 11 au 12 mars, un missile a même frappé Tel Aviv, transperçant le Dôme de Fer. Les Gardiens de la Révolution ont diffusé des vidéos, affirmant leur capacité à riposter.
Quelle est la réalité de l'arsenal iranien aujourd'hui ? Les estimations indiquent que l'Iran a tiré plus de 700 missiles depuis le début des affrontements. Partant d'un stock initial de 2 500 unités, il ne resterait plus qu'environ 1 800 missiles, tandis que l'intensité des frappes a chuté, passant de 137 le premier jour à seulement six le 11 mars. Pierre Razoux, directeur de la fondation méditerranéenne d’études stratégiques, indique : "Cette diminution est due à la destruction de plusieurs lanceurs. Pour économiser leur arsenal, l'Iran semble se préparer à une guerre d'usure qui risque de s'inscrire dans la durée."
Les soutiens stratégiques de la Russie et de la Chine
Face à ces défis, l'Iran pourrait se tourner vers ses alliés pour perdurer. Selon des rapports, la Russie, ayant déjà fourni des systèmes de défense à l'Iran, aurait cette fois-ci partagé des informations militaires cruciales. Par ailleurs, une analyse maritime réalisée par le Washington Post a révélé que plusieurs cargo iraniens ont récemment fait escale à Gaolan, en Chine, un port où Téhéran avait précédemment chargé des produits chimiques nécessaires à la fabrication de missiles.







