Le jury californien est entré dans sa cinquième journée de délibérations concernant la santé mentale des mineurs exposés à Instagram et YouTube. Après six semaines d’audiences marquées par des témoignages poignants, 12 jurés d’un tribunal civil de Los Angeles doivent se prononcer sur la négligence alléguée des deux géants technologiques.
Rachel Lanier, avocate de la plaignante, souligne que la durée des délibérations témoigne de la rigueur et du sérieux du jury. Les jurés doivent établir si Meta et Google ont sciemment développé des fonctionnalités comme les 'likes' et le défilement infini pour maximiser l'engagement, au risque d’exacerber des problèmes mentaux chez les jeunes utilisateurs.
Vers un verdict sur la négligence
Les jurés se concentrent sur la question cruciale de la négligence. Ils doivent s'accorder sur le fait que Meta et Google auraient dû anticiper les dangers de leurs plateformes pour les mineurs. En cas de constatation de négligence, ils devront également évaluer si cela a directement contribué aux souffrances psychologiques de la plaignante, Kaley G.M., qui attribue à ces réseaux la cause de sa dépression et de ses pensées suicidaires.
Cet événement judiciaire est unique, représentant un tournant potentiel dans la manière dont les plateformes sociales sont régulées aux États-Unis. Alors que Snapchat et TikTok ont choisi de régler à l’amiable, le résultat de ce procès pourrait influencer les futures décisions juridiques concernant l'impact des réseaux sociaux sur la santé mentale des jeunes.
Les experts de la santé mentale expriment des préoccupations croissantes sur l'impact de ces technologies sur le développement des jeunes. Selon une étude récente relayée par Le Monde, l'exposition prolongée au contenu en ligne peut entraîner non seulement de l'anxiété, mais également une dépendance qui peut affecter durablement la qualité de vie des adolescents.







