En dépit d'un contexte de conflit intense, environ 200 manifestants se sont réunis ce samedi à Tel-Aviv, demandant la cessation des frappes militaires au Moyen-Orient, notamment entre Israël et l'Iran. Ces rassemblements, qui se tiennent chaque semaine depuis trois semaines, sont un symbole de la contestation croissante face aux hostilités militaires.
Depuis le 28 février, des attaques réciproques entre les deux nations se sont intensifiées, alimentant un climat de tension. Les manifestants, dont la voix reste minoritaire dans le pays, se rassemblent pour faire entendre leur appel à la paix.
« Je ne souhaite pas que mes enfants vivent dans la peur des missiles iraniens. La paix passe par le dialogue, non par la guerre », déclare Cécile, militante pacifiste active depuis le début de l'année. Son opinion est partagée par d'autres, tels qu'Elik, qui souligne : « Les bombardements tuent des civils et ciblent des infrastructures essentielles. »
« Cela dure trop longtemps, et il est temps de s'opposer au régime sioniste », ajoute sa partenaire Tal.
Malgré ces voix discordantes, une majorité des Israéliens, soit 82%, soutient les actions militaires de leur gouvernement, comme le confirme un récent sondage de l'Institut israélien pour la démocratie. Sur les six Israéliens interrogés, plus de 60% font confiance à Benjamin Netanyahu pour diriger cette guerre.
David, un membre du groupe de protection civile, assure que la manifestation est surveillée pour éviter des altercations avec les partisans pro-gouvernementaux. « Notre présence ici est une manière d'affirmer notre position pacifiste. »
Bien que souvent réduits au silence, ces manifestants s'engagent à continuer leurs rassemblements tant que le conflit perdurera. D'autres manifestations ont également été rapportées à Haïfa et Jérusalem, renforçant la nécessité de dialoguer dans ce climat de tension croissante.







