Les rumeurs se concrétisent : à partir de lundi, des agents de la police de l'immigration (ICE) seront véritablement déployés dans les « grands aéroports » des États-Unis. Cette décision a été confirmée par le conseiller à l'immigration de l'administration Trump, réaffirmant ainsi les avertissements du président Trump, qui avait menacé de prendre cette mesure pour obliger les démocrates à conclure un accord budgétaire.
« Si les démocrates d'extrême gauche ne signent pas immédiatement un accord pour assurer la sécurité de notre pays, nos brillants agents de l'ICE seront mobilisés dans les aéroports », avait lancé Donald Trump, insistant sur la nécessité d'accélérer le processus de contrôle de sécurité dans des aéroports parfois saturés. En effet, le manque de personnel de l'Agence de sécurité dans les transports (TSA) entraîne des temps d'attente pouvant aller jusqu'à plusieurs heures.
Priorité aux aéroports les plus chargés
Interviewé sur CNN, Tom Homan a précisé que le nombre d'agents de l'ICE déployés demeure vague, mais qu'ils seront concentrés « dans les grands aéroports où les files d'attente sont les plus longues ». Cette initiative survient alors que l'administration lutte avec un budget gelé, amplifiant les complications pour la TSA. Homan a ajouté que le rôle des agents ICE sera d'aider à la gestion des flux, sans pour autant se substituer aux agents qualifiés de la TSA pour les contrôles techniques.
Un contexte d'absentéisme élevé
Le climat au sein de la TSA est particulièrement tendu, avec des chiffres d'absentéisme atteignant actuellement jusqu'à 40 % dans certains aéroports. Ce taux en hausse a été souligné par le ministre des Transports, Sean Duffy, qui a averti qu'une détérioration de la situation est attendue si le blocage budgétaire perdure. De plus, cet absentéisme est causé par la paralysie financière qui affecte des milliers d'agents, les mettant dans l'incertitude quant à leur salaire.
Selon des sources fiables, la décision de déployer l'ICE pourrait soulever des questions éthiques et opérationnelles quant à leur présence dans des lieux réactionnels et critiques. Des experts s'interrogent : cette intervention améliorera-t-elle la sécurité ou exacerbera-t-elle les tensions entre la sécurité et les droits civils ?







