Alors que les tensions internationales s'intensifient, Cuba prévient qu'elle doit se préparer à une éventuelle invasion par les États-Unis. Le vice-ministre cubain des Affaires étrangères, Carlos Fernandez de Cossio, a déclaré lors d'une interview diffusée le 22 mars sur NBC : "Notre armée est toujours prête". Cette déclaration survient après plusieurs menaces énoncées par Donald Trump, qui a mis en garde La Havane à plusieurs reprises.
Fernandez de Cossio a souligné la nécessité de se préparer face aux contextes géopolitiques actuels, affirmant : "Nous serions naïfs de ne pas le faire". Il a également insisté sur le fait que Cuba ne cherche pas à intensifier ses conflits avec les États-Unis, tout en précisant : "Nous avons le besoin et le droit de nous protéger". Cuba espère néanmoins éviter une escalade des hostilités, se montrant ouverte au dialogue.
Les relations entre Washington et La Havane, déjà tendues depuis la prise de pouvoir des communistes à Cuba en 1959, se sont à nouveau détériorées avec le renforcement des sanctions économiques par les États-Unis, notamment l'interdiction d'importer des hydrocarbures. En outre, l'histoire récente révèle des tentatives américaines d'intervention, comme l'échec de l'opération de la baie des Cochons en 1961.
Plus récemment, Trump a évoqué son désir d'"avoir l'honneur de prendre Cuba", sans apporter plus de précisions. Ces déclarations renforcent le climat d'incertitude et de méfiance entre les deux nations.
Selon des analyses d'experts et de projections géopolitiques par le journal Le Monde, le climat actuel pourrait avoir des ramifications considérables pour la région, et la communauté internationale observe de près les développements à venir.







