L'examen du budget pour l'année 2027 débutera au début d'octobre. L'ancien président François Hollande a récemment invité le gouvernement à engager des discussions avec les socialistes afin de parvenir à un « compromis » favorable. Ce consensus pourrait être adopté rapidement à travers le recours à l'article 49.3 du Code de la Constitution, qui permet au gouvernement de faire passer un texte sans vote, comme il l'a expliqué à Politico et à l'AFP.
Dans ses déclarations, Hollande a souligné l'importance d'une collaboration avec les groupes d'opposition pour assurer la stabilité budgétaire de la France. Il a déclaré : « Le budget doit être préparé dès à présent en concertation avec les groupes d’oppositions qui veulent assurer la stabilité du pays. Ma préférence serait qu’un compromis soit trouvé avant le dépôt, et qu’un 49.3 soit déclenché au terme d’une courte discussion budgétaire. » Il a précisé que cela permettrait d’éviter des votes indésirables en période électorale.
Hollande a aussi reconnu que le risque de censure existe, mais a ajouté : « Personne n’a envie de censurer un gouvernement à six mois d’une présidentielle. » Bien que ce budget ne pourra pas introduire de « réformes structurelles », il devrait garantir une « stabilité minimale », assure-t-il. Cependant, il précise que le sujet n'a pas encore été discuté au sein du groupe PS à l'Assemblée.
Un comité d'alerte sur les finances publiques est prévu mardi prochain, où les forces politiques se réuniront pour examiner l'exécution du budget 2026 et anticiper les défis du budget 2027. Le budget précédent a été adopté après de longues négociations avec le PS et des accords qui ont impliqué le gel de certaines réformes, notamment celle des retraites, selon Mediapart.







