La Catalogne est en proie à une lutte fervente contre la peste porcine, suite à la découverte d'un foyer épidémique près de Barcelone à l'automne dernier. Alors que d'autres sangliers infectés ont été repérés au-delà des zones quarantainées, les autorités catalanes déploient des efforts considérables pour empêcher l'épidémie de s'étendre, ayant pour priorité la protection des élevages porcins, bien que la maladie ne soit pas transmissible à l'homme.
26.000 sangliers capturés
En raison de son statut de troisième producteur mondial de charcuterie, l'Espagne se doit de réagir rapidement. Depuis le début du mois d'avril, plus de 2.000 agents, incluant policiers, gendarmes et chasseurs, sont mobilisés chaque semaine sur le terrain pour capturer un maximum de sangliers. En tout, depuis le 1er janvier, près de 26.000 sangliers ont été piégés, grâce à des opérations minutieusement planifiées, comprenant l'utilisation de drones et l'installation de 45 km de clôtures pour restreindre les mouvements des animaux. Les autorités continuent de rapporter de nouveaux cas positifs sur une base régulière.
Les bons gestes à adopter pour éviter les contaminations en France
Sur le territoire français, les acteurs de l'industrie porcine prennent cette menace très au sérieux. Bien qu'aucun vaccin ne soit actuellement disponible, les carcasses de sangliers sont systématiquement analysées. À ce jour, aucune trace de la maladie n'a été détectée en France, ni chez les sangliers, ni dans les élevages. Cependant, les autorités françaises insistent sur la nécessité d'adopter les bonnes pratiques : il est impératif de ne pas jeter des restes de viande de porc provenant de zones infectées dans des poubelles accessibles aux animaux, car le virus possède une grande résistance et peut se propager rapidement. Un expert de l'Institut national de recherche agronomique (INRA) souligne l'importance d'une vigilance soutenue pour éviter une éventuelle contamination.







