Le mouvement s'intensifie parmi les figures de la gauche française, alors que Raphaël Glucksmann, Boris Vallaud et Yannick Jadot se regroupent pour happer l'attention sur la nécessité d'un projet ambitieux pour les élections de 2027. Leurs déclarations sont renforcées par des personnalités telles que Patrick Kanner, chef des sénateurs socialistes, et Carole Delga, présidente de la région Occitanie.
Ces leaders expriment leur inquiétude face à la montée inquiétante de l'extrême droite aux récentes élections municipales. Un groupe de près de quarante élus de gauche et écologistes, parmi lesquels Boris Vallaud, l'écologiste Yannick Jadot et l'eurodéputé Raphaël Glucksmann, a lancé cet appel, exhortant à « construire » un projet qui saura mobiliser l'électorat face à l'ascension du Rassemblement national. Cette initiative a été relayée par plusieurs médias français, dont Le Télégramme, qui soulignent l'urgence de cette mobilisation.
Les signataires s'alarment d'un « recule dramatique de la gauche et des écologistes » dans les zones rurales et périurbaines, comme l'indique leur tribune publiée sur le site « construire2027 ». Ils mettent également en avant une résignation croissante parmi certaines élites, qui semblent anticiper une « bascule » de la France vers des idéologies proches de celles de Trump ou Poutine. Ils affirment : « Nous ne nous résignons pas à la victoire du Rassemblement national en 2027 (…) Nous voulons gagner maintenant. »
Un appel à l'unité
Alors que la gauche, en dehors des mouvements associés à la France insoumise, semble divisée sur le choix d'un candidat pour 2027, ces leaders plaident pour un projet mobilisateur qui apporterait un espoir face à l'extrême droite. Ils relèvent que, malgré la pertinence des comparaisons historiques avec les années 30 et les mises en garde sur les dérives populistes observées ailleurs, ces réflexions ne suffisent plus pour galvaniser l'électorat.
Leur appel, qui sera accessible aux signatures du public dès ce soir, propose également la construction d'un « projet à vocation majoritaire » et d'une équipe capable de le mettre en œuvre. Une telle démarche permettrait d'émerger une candidature rassembleuse pour la présidentielle, sans se fixer encore sur les modalités de sélection.
Dans un élan similaire, Marine Tondelier, la présidente des Écologistes, a récemment suggéré aux autres partis de gauche, hors LFI, de se rassembler autour d'une base programmatique partagée. Alors que le questionnement sur un candidat unique persiste, les intentions de candidature fleurissent au sein de la gauche, notamment avec Bernard Cazeneuve qui a récemment révélé les membres de son futur « comité politique ».







