La Métropole d'Aix-Marseille traverse une nouvelle tempête financière, avec un déficit de 123 millions d'euros récemment révélé. Les leaders du patronat, notamment Catherine Vales, présidente de l'U2P 13, et Philippe Korcia, président de l'UPE 13, ont rapidement exprimé leur opposition à une potentiellle mise sous tutelle de l'institution. Selon eux, cela pourrait mettre en danger l'attractivité économique du territoire.
Dans un communiqué publié deux jours après l'annonce du déficit, Vales et Korcia ont souligné que la mise sous tutelle ne pourrait pas être une solution viable : « Nous avons besoin d’une Métropole forte, ancrée dans son territoire, capable d’agir rapidement et efficacement, pas d’une gouvernance déconnectée des réalités économiques ». Ils craignent qu'un tel changement ne déstabilise davantage un environnement déjà fragile.
Parmi les solutions évoquées pour équilibrer le budget avant le vote du 28 avril, une augmentation du versement mobilité a été proposée. Cependant, les patrons rejettent toute initiative qui pourrait transférer le poids de l'ajustement budgétaire sur les entreprises. « Cela fragiliserait durablement l'activité, l'emploi et l'attractivité du territoire », affirment-ils. La taxe sur le versement mobilité, destinée à financer des projets liés aux transports, est calculée sur la base de la masse salariale des entreprises.
Cette situation précaire souligne l’urgence d’une réaction appropriée de l’État pour aider la Métropole à retrouver un équilibre financier. Comme le rapportent plusieurs médias, une vigilance est de mise afin de remédier aux défis économiques qui pèsent sur cette région clé de la France.







