Dans un revirement inattendu, Win Myint, ancien président de Birmanie et proche collaborateur d'Aung San Suu Kyi, a été libéré après avoir passé plus de cinq années en détention. “Libéré le 17 avril grâce à l'amnistie traditionnelle du nouvel an,” rapporte The Irrawaddy. Ce dernier président démocratiquement élu avait été arrêté lors du coup d'État militaire du 1er février 2021. Condamné à neuf ans et six mois de prison pour corruption, les accusations portées contre lui sont largement considérées comme motivées politiquement.
Aung San Suu Kyi, quant à elle, n'a pas bénéficié de la même clémence. Sa peine de prison de 27 ans a cependant été réduite de quatre ans et demi, une évolution saluée par des observateurs comme un signe potentiel de changement dans la dynamique du pouvoir au sein du pays. The New York Times souligne que la prix Nobel, âgée de 80 ans, reste secrètement détenue.
Le chef de la junte, Min Aung Hlaing, qui a récemment prêté serment en tant que président de la République, a ordonné la libération de plus de 4 000 prisonniers, ainsi que la commutation des peines de mort en réclusion à perpétuité. Mizzima News Agency indique que ces grâces sont soumises à条件 : en cas de nouvelles infractions, les bénéficiaires devront purger le reste de leur peine initiale.
Des analystes suggèrent que cette libération ait été influencée par la Chine, qui aurait fait pression pour la tenue d'élections en Birmanie. Selon des sources, ce processus électoral, critiqué comme une mascarade, pourrait être le résultat d'un accord entre Xi Jinping et Min Aung Hlaing. La libération de Win Myint pourrait ainsi faire partie des concessions politiques souhaitées par le géant asiatique.







