Huit navires pétroliers et méthaniers ont réussi à franchir le détroit d'Ormuz, samedi 18 avril, lors d'une réouverture temporaire. Cependant, plusieurs autres ont été contraints de faire demi-tour et deux ont été attaqués alors que l'Iran fermait de nouveau cette voie stratégique.
L'Iran a déclaré reprendre « le strict contrôle » du détroit d'Ormuz, en réponse au maintien du blocus américain, revenant sur sa décision de la veille d'ouvrir cette voie maritime, rapportée par plusieurs médias, dont La Nouvelle République. Selon la plateforme de suivi maritime MarineTraffic, plusieurs pétroliers se rapprochaient du détroit avant de faire demi-tour près de l'île iranienne de Larak.
Quatre porte-conteneurs de l'armateur français CMA CGM ont également fait demi-tour samedi matin, comme l'a confirmé la plateforme.
Aucun avertissement radio
En outre, l'agence britannique de sécurité maritime UKMTO a rapporté que des vedettes iraniennes avaient ouvert le feu sur un pétrolier, sans faire de blessés. Le capitaine du navire a indiqué avoir été approché par deux vedettes des Gardiens de la Révolution, qui ont tiré sur le pétrolier sans avertissement préalable. Selon l'UKMTO, « le pétrolier et son équipage se portent bien. Une enquête est en cours ». Plus tard, un rapport a fait état d'un porte-conteneurs touché par un projectile inconnu, causant des dommages sans déclencher d'incendie.
Le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a averti dans un message écrit que « la marine est prête à infliger de nouvelles défaites à l’ennemi ». Au moins trois navires sortant du détroit faisaient partie de la liste des sanctions américaines, tandis que d'autres se présentaient comme étant liés à des pays comme l'Inde ou la Chine, affichant une posture de neutralité.
La société d'analyse maritime AXSMarine a estimé qu'entre 108 et 116 millions de barils de pétrole brut sont actuellement stockés en mer dans le Golfe. Cette cargaison pourrait passer par le détroit dans un délai de six à huit jours après une réouverture complète, mais les expéditions vers les marchés asiatiques mettraient plusieurs semaines.
Avec AFP







