Ce dimanche, les dirigeants iraniens ont remis leur réponse aux médiateurs pakistanais concernant la proposition américaine destinée à mettre un terme à la guerre. Donald Trump a qualifié la contre-proposition de Téhéran de "totalement inacceptable". La presse internationale souligne que le "blocage" entre les deux nations demeure.
Après une période de réflexion de dix jours, les autorités iraniennes ont transmis leur réponse aux propositions émises par les États-Unis et Israël, qui les affrontent depuis le 28 février dernier. "La Maison-Blanche espérait un signal positif de l'Iran, mais la première réaction de Trump contredit cette attente", relate Axios.
"J'ai consulté la réponse des soi-disant représentants de l'Iran. Je ne l'apprécie guère. C'EST TOTALEMENT INACCEPTABLE !" s'est exclamé le président américain via Truth Social. Il n'a pas précisé les éléments jugés "inacceptables", mais cela démontre clairement son rejet de la proposition iranienne, selon The New York Times.
Un rejet qui exacerbe le "blocage" persistant entre Washington et Téhéran, semant le doute sur le fait que cette impasse puisse se résoudre rapidement. Cependant, Trump semble "peu pressé" de reprendre les hostilités, surtout avant sa rencontre avec le président chinois Xi Jinping prévue cette semaine, une rencontre cruciale étant donné les liens étroits entre la Chine et l'Iran.
« Capitulation »
Le radiodiffuseur officiel iranien IRIB a déclaré que le plan américain était une demande de "capitulation" face à l'avidité de Trump. La réponse de Téhéran, selon eux, souligne les droits fondamentaux de la nation iranienne, comme l'indique Al-Jazeera.
Bien que les détails de la contre-proposition iranienne ne soient pas accessibles, des médias tels que l'agence Tasnim, relayée par El País, rapportent que Téhéran exige "des réparations de guerre, la levée des sanctions, le dégel des avoirs, et le contrôle du détroit d'Ormuz".
De plus, la réponse iranienne ne répond pas à l'exigence américaine d'obtenir des engagements concernant le programme nucléaire iranien et son stock d'uranium hautement enrichi, comme l'indique The Wall Street Journal.
Téhéran se dit prêt à suspendre l'enrichissement de l'uranium, mais uniquement pour une période inférieure au moratoire de vingt ans souhaité par les États-Unis, refusant également de démanteler ses installations nucléaires.
En résumé, bien que Trump n'ait pas clarifié les raisons de son rejet, il apparaît que les points soulevés par l'Iran touchent aux sujets sensibles sur lesquels les États-Unis sont réticents à faire des concessions, observe Al-Jazeera.
Pour Nétanyahou, la guerre « n’est pas terminée »
Cette nouvelle démonstration de l'impasse actuelle intervient alors que le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a déclaré sur la chaîne CBS qu'il reste "du travail à accomplir" en Iran.
Il argue que la guerre entamée le 28 février a permis d'accomplir de nombreux objectifs, mais qu'il reste encore "des matériaux nucléaires – de l'uranium enrichi – à retirer d'Iran" et "des sites d'enrichissement à démanteler".
Dans ce contexte, les craintes d'une reprise des hostilités sont atténuées dans l'immédiat, selon The Guardian. "Trump subit des pressions considérables pour maintenir le cessez-le-feu – et potentiellement conclure un accord de paix – avant une visite en Chine, où il est aussi question de mettre un terme aux hostilités".







