Le 19 mai, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a indiqué que depuis le début de l'année 2026, 150 Algériens avaient été expulsés du territoire français en vertu d'OQTF, ou obligation de quitter le territoire français. Lors d'un entretien avec BFM TV, il a souligné le bon déroulement des relations entre la France et l’Algérie.
Précédemment, le 7 mai, Laurent Nuñez avait déjà fait état de la reprise des expulsions d'Algériens en situation irrégulière, faisant état de 140 retours. Douze jours plus tard, il a confirmé que le nombre total avait atteint 150. « Les choses se réenclenchent, bien sûr, il faut que cela aille plus vite, mais je m’en satisfais », a-t-il déclaré.
Un nouvel ère dans les relations bilatérales
Concernant les relations entre les deux nations, Laurent Nuñez a affirmé qu'elles se consolidaient. « Elles sont bonnes, elles sont reparties, ce sont deux grands pays qui se parlent en matière de sécurité », a-t-il déclaré. À ce sujet, il a mentionné que de nombreuses communications avaient été mises en pause. Il a aussi évoqué la nécessité d'une coopération judiciaire indispensable entre les États, avec une rencontre imminente prévue entre son homologue algérien et lui-même.
Le ministre de la Justice Gérald Darmanin, sur CNews, a souligné l’importance d’établir un traité d’amitié entre les deux pays, notant que l’accord de 1968 n'était plus adéquat. « On ne peut pas faire sans l’Algérie, et je ne pense pas que l’Algérie puisse faire sans la France », a-t-il insisté.
Ces développements interviennent sur fond de préoccupations sur l'immigration et la sécurité, mais aussi sur un désir mutuel d'un partenariat renforcé. La situation actuelle montre des signes d'apaisement dans des relations souvent tumultueuses, ce qui pourrait avoir des implications notables pour l'avenir.







