Ce vendredi 5 juin, le président Emmanuel Macron a qualifié la situation de "dysfonctionnement" injustifiable après la disparition de Lyhanna, 11 ans, et les révélations entourant le principal suspect, Jérôme Barella.
De la ville de Podgorica, où il effectue une visite officielle, le chef de l’État a déclaré : "Il est évident qu'il y a des failles dans notre système. Ces désordres doivent être examinés et les responsabilités clairement établies." Il a également souligné que "les événements ne se sont pas déroulés comme ils auraient dû, c'est totalement inacceptable. Nous devons comprendre ce qui s'est passé pour Lyhanna et toutes les autres victimes potentielles."
Après sept jours de recherches intensives, un corps, qui pourrait être celui de l'enfant disparue, a été découvert près de Fleurance, dans un silo agricole. Bien que l'autopsie soit en cours pour confirmer son identité, les premiers éléments d'enquête révèlent que le suspect principal, Jérôme Barella, fait déjà face à plusieurs accusations, y compris deux plaintes pour viol, comme l’a rapporté BFMTV.
Macron se dit "choqué" par les événements
En conférence de presse, Emmanuel Macron a affirmé avoir prévenu le Premier ministre, Sébastien Lecornu, afin que les investigations soient menées le plus rapidement possible. "Il est essentiel d’agir avec détermination, efficacité et responsabilité", a-t-il ajouté.
"Face à la douleur de la famille, on ne peut pas prétendre que tout s'est bien passé. C'est une tromperie", a affirmé le président, partageant son choc devant cette tragédie.
"Nous sommes tous solidaires de la famille de Lyhanna et tous ses proches dans ce moment de douleur et de recueillement. Le pays tout entier partage leur souffrance", a-t-il conclu.
Jérôme Barella a été mis en examen et reste en détention provisoire dans l'attente des suites de l'affaire.
Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a, selon BFMTV, prévu une réunion urgente avec les procureurs généraux pour discuter des manquements observés dans cette affaire.







