En réponse à la tragique mort de Lyhanna, âgée de 11 ans, Gérald Darmanin a ordonné le réexamen de 70.000 plaintes liées à des violences sur mineurs. Le coordinateur de La France insoumise, Manuel Bompard, a vivement critiqué cette initiative, la qualifiant de démagogie lors d'une interview sur BFMTV-RMC. Il accuse le ministre de la Justice de vouloir s'exonérer de sa responsabilité politique dans cette affaire qui soulève de nombreuses questions.
« C'est de la démagogie », a réagi Bompard. Il souligne que l'examen de ces plaintes ne suffit pas sans une police judiciaire suffisamment équipée pour mener des enquêtes. « Que se passe-t-il une fois les plaintes examinées ? Il faut des moyens pour enquêter et entendre les victimes », a-t-il ajouté, en insistant sur l'absurdité d'attendre une tragédie pour voir les enquêtes se modifier.
La découverte du corps de Lyhanna dans le Gers a suscité une onde de choc. Bompard a qualifié cet événement de drame atroce et en a profité pour pointer du doigt les lacunes systématiques dans le traitement des violences sexuelles sur les enfants. « Il n'y a pas eu d'instruction de M. Darmanin pour faire de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles une priorité absolue », a-t-il déploré.
Le coordinateur de la France insoumise estime même que la question de la démission de Darmanin, ainsi que du ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, devrait être sérieusement envisagée. « Ce ne sont que des coups de communication indécents », a-t-il déclaré, évoquant également la proposition de Bruno Retailleau d'une nouvelle cour disciplinaire pour remplacer le Conseil supérieur de la magistrature qu'il juge trop corporatiste.
Enfin, Bompard a dénoncé une « clochardisation absolue de la justice », en citant l'ancien garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas, rappelant que la question des moyens alloués à la justice est essentielle pour traiter efficacement ce type d'affaire.
Cette tragédie met en lumière un besoin urgent de réformer les systèmes d'enquête et de protection des mineurs en France. Les critiques de l'opposition ainsi que les préoccupations croissantes de l'opinion publique incitent à une réflexion profonde sur les responsabilités politiques et les mesures à prendre pour éviter de futurs drames comme celui-ci.







