C'est un verdict qui soulève les passions au sein de la France insoumise (LFI). La députée Sophia Chikirou a été reconnue coupable de vol, condamnée à une amende de 8 000 euros, dont la moitié avec sursis. Notons cependant qu'elle a été relaxée des accusations d'escroquerie, une décision du tribunal correctionnel de Paris annoncée ce lundi. Absente lors des délibérations, l'élue a suscité de vives réactions tant au sein de son parti qu'auprès de l'opinion publique.
Candidate malheureuse aux élections municipales de 2026, Sophia Chikirou a été jugée pour des faits liés à Le Média, une webtélé qu'elle avait cofondée et dirigée mais dont elle ne faisait plus partie lors des incidents reprochés. Elle a été accusée d'avoir volé des chèques qui n'ont finalement jamais été encaissés.
Parmi les accusations, une tentative de virement de 67 146 euros depuis les comptes de Le Média vers sa société de conseil, Mediascop, a également été soulevée. Lors de son procès, elle a été péremptoire, accusant le psychanalyste Gérard Miller, ancien directeur de Le Média, de dresser un portrait déformé d'elle : "On me fait passer pour la sorcière, la voleuse, la méchante, c'est trop facile," a-t-elle déclaré, comme le rapportent nos confrères de France Info.
Le tribunal a pris en compte le désistement de la plainte de la société plaignante, cependant, cela n’a pas empêché le jugement de se concretiser. En parallèle, Chikirou doit faire face à une mise en examen concernant les financements de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon en 2017, où elle est soupçonnée d'avoir surfacturé des prestations.
Les retombées de ce procès pourraient bien susciter des turbulences au sein de LFI, avec des voix divergentes qui s'expriment sur la responsabilité et l'intégrité des élus dans des affaires de ce type. Le paysage politique français, déjà ébranlé par plusieurs scandales, ne peut que s’en ressentir.







