Le président américain, Donald Trump, se retrouve sous le feu des critiques provenant de l'aile la plus militante de son propre parti à la suite de l'accord conclu avec Téhéran. Avec des voix qui plaidaient pour une action militaire déterminée visant l'Iran, le président doit aussi convaincre une population profondément préoccupée par l'inflation. À l'approche des élections de mi-mandat, la tâche s'annonce ardue.
Grâce au protocole d'accord annoncé le 14 juin, Trump a temporairement réussi à mettre un terme aux violences en Iran. Cependant, comme le souligne le Financial Times, cet accord arrive peut-être trop tard pour effacer les dommages politiques que subissent le président et le Parti républicain face à une inflation de plus en plus dénoncée par les électeurs.
La guerre a divisé le Parti républicain entre ceux qui prônent une non-intervention et ceux, plus bellicistes, qui veulent voir l'Iran réduit au silence. Ce même Financial Times cite des inquiétudes parmi les faucons, qui se montrent sceptiques quant à la bonne foi de Téhéran. Laura Loomer, influente figure de la droite américaine, a clairement exprimé son mépris envers l'accord, tandis que le sénateur Lindsey Graham reste préoccupé par les incohérences qui apparaissent entre les versions iranienne et américaine du texte.
Les attentes déçues des faucons
Dans un éditorial, le Wall Street Journal ne cache pas sa désillusion : "Trump organise une retraite d'Iran". Même si ce nouvel accord diffère considérablement de l'"accord d'Obama 2.0", avec des avancées significatives en matière de démantèlement des installations nucléaires iraniennes, il manque de l'audace militaire que certains espéraient de Trump.
Le comité éditorial déplore que le président refuse de redonner vie à des options militaires contre l'Iran, arguant que l'adversaire est affaibli par un blocus permanent. Le Financial Times cite Trump, qui a affirmé récemment que la situation actuelle ne lui laissait guère d'alternative, précisant que la population américaine n'est pas prête à supporter les conséquences d'une escalade.
Un autre aspect préoccupant est la manière dont cet accord pourrait influencer les élections futures. Comme l'indique Politico, bien que l'accord pourrait apporter un soulagement temporaire aux prix des combustibles, certains républicains craignent que la perception de l'économie par les électeurs ne soit irrémédiablement ternie avant les élections de novembre.







