Alda qualifie le refus du préfet d'"injuste". Dans un communiqué, l'association déplore la décision de ne pas reconnaître son agrément, pourtant essentiel pour mener des actions collectives en justice. Ces dernières années, Alda a soutenu de nombreux habitants, particulièrement issus de milieux populaires, dans la défense de leurs droits liés au logement.
Depuis six ans, l'association s'engage activement pour un logement accessible à tous. Malika Peyraut, coprésidente d'Alda, atteste que l'agrément serait crucial pour défendre collectivement des locataires victimes de pratiques abusives. "Le parcours juridique est complexe et coûteux pour ceux qui tentent de se battre seuls", explique-t-elle.
Avis et décision du préfet
Le préfet des Pyrénées-Atlantiques, Jean-Marie Girier, a rejeté la demande d'agrément en se basant sur des critères précisés dans le Code de la consommation. Il précise que cette décision n'atteint en rien l'utilité sociale de l'association mais concerne son mode d'opération. Dans un échange avec "Sud Ouest", il souligne qu'il s'agit d'une mesure objective, reliant le refus à des actions de manifestation jugées incompatibles avec l'engagement républicain.
"Certaines actions, comme la dénonciation publique de propriétaires par occupation forcée, ne concourent pas à l'ordre public". Cette révélation soulève des interrogations sur la nature du soutien apporté par l'association aux plus démunis, où des comportements jugés trop agressifs par les autorités pourraient entraver leur mission.
Alda a aidé plus de 5 000 personnes dans son sillage, avec environ 450 dossiers traités chaque semaine.
Un recours engagé
Après avoir vu son recours gracieux écarté, Alda ne compte pas s'arrêter là. L'association a décidé d'étendre son combat en engageant une procédure auprès du tribunal administratif afin d'obtenir cet agrément. Selon Alda, les véritables responsables du trouble à l'ordre public ne sont pas eux, mais plutôt les marchands de sommeil qui exploitent la crise du logement.
Alda rappelle son rôle essentiel dans la protection des droits au logement, et espère que ce recours permettra de faire entendre leur voix. Pour eux, l'agrément symboliserait une reconnaissance de leur engagement et de leur utilité dans la lutte pour un logement decent pour tous.







