En 2025, la dynamique de consommation des produits issus de l'agriculture biologique a montré des signes encourageants, après plusieurs années difficiles marquées par l'inflation. Toutefois, ce regain d'intérêt se heurte à une réalité préoccupante : les surfaces agricoles dédiées au bio ont de nouveau reculé, atteignant un total de 2,69 millions d'hectares, représentant seulement 10% de la surface agricole française, selon l'Agence Bio.
Malgré cette situation, l'Agence Bio insiste sur l'importance de cette dynamique de marché. "Cette dynamique positive doit se transformer en un levier de confiance", a déclaré un représentant de l'agence. Cela devrait encourager non seulement la conversion vers l'agriculture biologique, mais aussi les nouvelles installations.
Une baisse persistante de 30 000 hectares
Pour la troisième année consécutive, l'agriculture biologique en France a enregistré une baisse significative de ses surfaces. En 2025, 30 737 hectares ont été perdus, s'ajoutant à une diminution de plus de 50 000 hectares durant les deux années précédentes. Ces chiffres sont alarmants, surtout à la lumière de l'objectif fixé par la loi d'atteindre 21% de surfaces biologiques d'ici 2030.
Un avenir incertain mais prometteur
D'après l'Agence Bio, le nombre de fermes engagées dans l'agriculture biologique a également chuté de 1,3% cette année, totalisant 61 159 fermes. Cependant, la proportion de fermes biologiques reste relativement stable, à 17,3%. L'agence a également noté que les premiers mois de 2026 ont montré une dynamique encourageante : un nombre croissant de nouvelles fermes biologies, en particulier dans les secteurs des grandes cultures et du maraîchage.
Ce retournement de tendance pourrait être l'indice d'un renouveau dans le secteur, malgré les défis persistants liés au renouvellement des générations et aux défis économiques. Bruno Martel, président de l'Agence Bio, a souligné l'importance de ces signaux optimistes pour les secteurs laitiers et de la viande bovine, qui ont connu d'importantes déconversions ces dernières années.
Par ailleurs, la consommation des produits biologiques a rebondi à 12,6 milliards d'euros, principalement grâce à une hausse des volumes vendus, combinée à un léger effet de hausse des prix. Ce niveau approche à peine le pic de 2020, qui était de 12,83 milliards d'euros. Selon l'agence, cette reprise s’observe dans l'ensemble des circuits, y compris la grande distribution, marquant ainsi une revitalisation du secteur.







