Marine Le Pen a récemment ébranlé le paysage politique en condamnant l'intervention de Donald Trump au Venezuela, un acte qui marque une nette rupture avec sa tendance à le soutenir. Cette prise de position, défendue au nom de la souveraineté des États, révèle une complexité dans l'attitude de Le Pen vis-à-vis du trumpisme. Son discours n'a pas manqué d'interpeller, en affirmant que « la souveraineté des États est inviolable et sacrée ».
Alors que Jordan Bardella, président du Rassemblement National, a également critiqué la démarche de Trump, soulignant que le « respect du droit international ne peut pas être à géométrie variable », certains au sein de son propre parti continuent de soutenir le leadership américain.
Il est intéressant de noter que Marine Le Pen a par le passé reconnu l'annexion de la Crimée par la Russie, position qui diffère radicalement de celle adoptée par de nombreux acteurs sur la scène internationale. Sa récente critique, alors que d'autres figures emblématiques de la droite, comme Éric Ciotti et Marion Maréchal, louent Trump, positionne Le Pen dans un jeu politique délicat, tentant de naviguer entre respectabilité et idéologie.
Ce changement d'approche pourrait être interprété comme une stratégie visant à gagner en légitimité tout en maintenant une proximité idéologique avec certains aspects du trumpisme. Comme l'indique l'historien et analyste politique Pierre Rusch, « la prise de distance de Le Pen témoigne d'une volonté de se démarquer d'une image trop radicale tout en gardant certaines affinités avec l'extrême droite américaine ». Ce choix suscite des interrogations parmi ses alliés et pourrait influencer l'image du Rassemblement National dans le contexte électoral à venir.







