Les Français pourraient bientôt se rendre aux urnes pour des législatives anticipées. D'après des sources proches du gouvernement, le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé au ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, de se préparer à organiser des élections législatives les 15 et 22 mars, pour coïncider avec les élections municipales. Cette initiative résulte de l'éventualité d'une censure du gouvernement, actuellement menacée par le Rassemblement national et La France insoumise concernant l'accord avec le Mercosur.
Si une motion de censure devait être adoptée lors des débats prévus à l’Assemblée nationale les 12 et 13 janvier, cela entraînerait inévitablement une démission du chef du gouvernement et la dissolution de l'Assemblée. Selon des informations rapportées par l'AFP, cette démarche aurait été convenue entre le président et le Premier ministre, renforçant ainsi la réalité de cette éventualité. L'incertitude politique actuelle pèse sur le climat législatif, comme l’a souligné Sébastien Lecornu.
Critiquant les actions de l’opposition, Lecornu a déclaré, sur le réseau social X, qu'il s'agissait de "postures cyniques partisanes" qui retardent les discussions autour du budget, déjà en difficulté à cause de l'agenda électoral. Le budget de l’état, prévu pour 2026, n'a pas pu être voté avant la fin de l'année, obligeant le Parlement à adopter une loi spéciale pour assurer la continuité des activités de l'État.
Des experts en science politique estiment que cette situation pourrait exacerber les tensions entre les différents partis. Pour eux, une dissolution de l'Assemblée nationale en pleine crise budgétaire serait à la fois un risque et une opportunité pour le gouvernement de modifier le paysage politique. "C'est une période charnière pour la France", déclare un analyste politique de France 24, qui ajoute que les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer la direction que prendra le pays.
Alors que les partis politiques se positionnent, les Français se demandent quelle sera l'issue de cette instabilité. Les élections de mars pourraient potentiellement redéfinir le paysage politique français et influer sur les décisions gouvernementales à venir.







