Face aux tensions croissantes à l’Assemblée nationale, le Premier ministre Sébastien Lecornu a récemment demandé à son ministre de l'Intérieur de s’apprêter à organiser des élections législatives en tandem avec les municipales, prévues les 15 et 22 mars. Cette déclaration, faite le 9 janvier, a ravivé le spectre d'une dissolution de l'Assemblée nationale, notamment en cas de censure par le Rassemblement national ou La France insoumise, qui menacent d'agir suite aux débats autour du budget 2026.
Selon des sources proches du Premier ministre, cette approche n'est pas nouvelle. L'entourage de Lecornu a fait savoir : "Nous avons toujours dit qu'une motion de censure pourrait entraîner une motion de dissolution". Ce plan, bien que précautionneux, pourrait être interprété comme une manœuvre stratégique pour exercer une pression sur l’Assemblée en vue de plus de discipline parlementaire.
Dans ce climat politique tendu, le gouvernement est particulièrement vulnérable. Le recours à l'article 49.3 pour adopter le budget sans vote expose le gouvernement à une motion de censure automatique. Des partis de gauche, notamment le Parti socialiste et Les Écologistes, pourraient rejoindre le RN et LFI pour contester la gestion gouvernementale, notamment concernant l'accord de libre-échange avec le Mercosur, comme le signale France Info.
Cette stratégie pourrait également être perçue comme une tentative de mobiliser le soutien populaire face à un parfait alignement des oppositions. Serge M. journaliste politique, note qu'« une dissolution serait un pari risqué pour le gouvernement, susceptible de déplaire aux Français en rendant la gestion des crises et des inégalités encore plus complexe ».
Dans cet état d'incertitude, la scène politique française se trouve à un tournant crucial. Les décisions du gouvernement dans les semaines à venir définiront sans aucun doute son avenir à court terme.







