Ce jeudi, environ une centaine de personnes s'est réunie devant la Direction départementale des services de l’Éducation nationale pour exprimer leur mécontentement face à la suppression de 11 postes dans le premier degré et 27 dans le secondaire. «Il y a longtemps qu'une manifestation en semaine n'avait rassemblé autant de monde», a déclaré un représentant de l’intersyndicale enseignante qui a organisé cette mobilisation. Les parents d'élèves de la FCPE, ainsi que quelques élèves, ont rejoint le mouvement, créant un collectif intitulé Contre la casse de l'école publique en Lot-et-Garonne.
Les manifestants réclamaient plus de moyens pour l'éducation, scandant : «Du fric pour l'école publique, du cash pour les AESH», tout en appelant à une audience auprès des autorités. «Ce n'est pas parce que nous habitons dans le Lot-et-Garonne que l'accès à l'école doit être moindre ! Ce sont les élèves qui sont punis !»
Les syndicats mettent en avant des pertes de postes comparables aux niveaux observés lors des premiers mandats de Sarkozy, caractérisant la situation comme une catastrophe. «11,5 postes pour les écoles maternelles et élémentaires, ainsi que 27 pour les collèges et lycées», indiquent-ils, déplorant que même des formations puissent être annulées par manque de remplaçants, malgré l'embauche récente de 40 contractuels.
Quoi qu'il en soit, la rentrée prochaine apportera des changements avec l'instauration des Pôles d’appui à la scolarité, remplaçant les Pials, et soulevant des inquiétudes quant à l'encadrement des élèves en situation de handicap.
Une vingtaine d’écoles impactées ?
Les enseignants partagent des inquiétudes croissantes, affirmant que même avec une augmentation des élèves dans certains établissements, la dotation horaire reste stagnante, ce qui est inacceptable. Les établissements tels que la Cité scolaire de Nérac, le lycée Bastide à Villeneuve, et le collège La Rocal à Bon-Encontre, démontrent des pertes démesurées en termes d'heures d'enseignement. Cette situation a soulevé des inquiétudes majeures et a poussé à cette manifestation, dont l'objectif était également de soutenir la Cité scolaire de Nérac, qui a dû reporter son audience.
Les participants de la manifestation affirment que «cette carte scolaire ne peut pas passer tel quel». À quelques jours de sa présentation officielle prévue le 30 mars, ils s'angoissent quant à son impact potentiellement néfaste sur une vingtaine d’écoles. «Nous tirons la sonnette d'alarme. Pour que l'école publique ne devienne pas une garderie low-cost !»







