Un candidat peut-il faire campagne dans une université ? La question suscite des débats enflés à Toulouse, où des tracts de campagne du député insoumis François Piquemal ont été découverts dans des amphithéâtres de l'Université Toulouse Capitole. Cette situation a été largement commentée sur les réseaux sociaux après qu'une image montrant ces documents a été partagée.
Les tracts ont été trouvés dans les amphithéâtres Despax et Boyer, provoquant la réaction immédiate de Pierre Esplugas, porte-parole de la liste de Jean-Luc Moudenc, le maire sortant. Sur Twitter, il a exprimé son indignation : "Il est toujours problématique, au regard de la neutralité du service public, qu'un candidat, ici François Piquemal, distribue des tracts dans un amphi à l'UT Capitole. Que dirait-on si je faisais la même chose pour Jean-Luc Moudenc ? On trouverait cela scandaleux, et on aurait raison !"
La réplique d'Esplugas soulève des préoccupations concernant la légitimité des actions politiques dans des espaces éducatifs publics. "Le service public doit être neutre. Tracter à la sortie de l'université, oui, mais pas dans les bâtiments," a-t-il ajouté, renforçant le besoin de maintenir des espaces indépendants de la politique.
Réaction de François Piquemal
Pour sa part, François Piquemal a déclaré à La Dépêche du Midi qu'il ignorait comment ces tracts avaient été distribués, évoquant la possibilité que des sympathisants aient agi sans son consentement direct. "On a tellement de militants que je ne sais pas quand cela a eu lieu," a-t-il expliqué.
De leur côté, les représentants de l'Université Toulouse Capitole ont rappelé que, bien que la distribution de tracts soit autorisée à l'extérieur, elle nécessite une autorisation au sein des bâtiments. "Tout tractage politique est strictement interdit dans les amphithéâtres et, plus largement, dans les locaux de l'université," ont précisé les autorités éducatives.
Cette polémique soulève des questions cruciales sur la place de la politique dans les établissements éducatifs, un sujet qui pourrait influencer les prochaines élections municipales de 2026.







