L’élu occitan fait face à une tempête médiatique après que Médiacités ait révélé qu'il aurait échangé des messages compromettants dans le but d'aider le candidat Reconquête !, Arthur Cottrel. Dans sa quête pour obtenir un troisième mandat au Capitole, le maire sortant Jean-Luc Moudenc se retrouve acculé, accusé de vouloir diviser les voix d’extrême droite afin d’affaiblir son rival du Rassemblement national (RN), Julien Leonardelli.
Les messages controversés, datés du 19 janvier, montrent Moudenc exhortant un ancien membre de la droite à « aider cet Arthur à boucler sa liste » et à « lui trouver des colistiers anonymes ». Cet échange a été qualifié de « magouille politique » par un interlocuteur ayant confirmé les faits.
Retournement de veste
Face à ces accusations, Moudenc a d'abord rejeté les allégations lors d'un débat organisé par La Dépêche du Midi. Cependant, son porte-parole, Pierre Esplugas-Labatut, a reconnu l’envoi des SMS, minimisant la situation et plaidant un avantage dans le désordre à droite. « Bien sûr que nous sommes en faveur du principe de l’éparpillement des voix à droite », a-t-il déclaré, tout en dénonçant la personne impliquée dans cette affaire comme « aigrie ».
Les concurrents politiques n'ont pas tardé à s’insurger contre Moudenc. François Briançon, représentant de La Gauche Unie, voit en cette stratégie une « manœuvre cynique » pour s’allier avec l'extrême droite. Parallèlement, François Piquemal de La France Insoumise dénonce un « passe-plat d’idées extrémistes », et Luc Ripoll, du Parti Communiste, a demandé des explications claires et des mesures allant jusqu'à la démission si les faits se confirment.
Cette polémique pourrait transformer le paysage politique toulousain et redéfinir les alliances en perspective du scrutin, pointent plusieurs observateurs de la scène politique locale.







