Avec un marché du logement devenu presque impraticable, la maire sortante de Saint-Tropez, Sylvie Siri, a proposé un ambitieux programme de construction visant à ériger une centaine de nouveaux logements. En revanche, Jean-Baptiste Giordana, son adversaire politique, soulève des critiques sur cette approche, déplorant que la majorité des nouvelles constructions soient orientées vers des logements temporaires pour les saisonniers plutôt que vers des logements permanents pour les résidents.
"Trouver un logement à Saint-Tropez est devenu un véritable parcours du combattant", témoigne Noah, un jeune agent immobilier ayant grandi dans la ville, mais contraint de vivre en périphérie en raison des prix exorbitants. Pour Sylvie Siri, il est essentiel de répondre à la demande croissante de logements : "Les Tropéziens sont en train d'être chassés de leur propre ville à cause des coûts du foncier. Nous devons construire plus".
"La règle ici est de réaliser des projets en fonds propres sur les terrains municipaux que nous avons acquis", continue la maire, en vantant son bilan de 126 logements sociaux livrés, tout en faisant la promesse d'un projet d'accession à la propriété. Toutefois, son opposant avertit que les choix de gestion actuels ne répondent pas adéquatement aux besoins des habitants. Jean-Baptiste Giordana déclare : "Saint-Tropez a perdu 1 000 habitants en sept ans. La majorité des logements proposés ne sont pas prévus pour les résidents permanents".
Il insiste sur l'importance de la gestion des logements : "La mairie passe toujours par des bailleurs sociaux, ce qui peut sembler avantageux financièrement, mais cela limite notre contrôle sur qui y réside".
Alors que les élections municipales de 2026 approchent, les enjeux du logement à Saint-Tropez promettent d'être au cœur des débats, opposant visions et stratégies des candidats. Les citoyens, de leur côté, attendent des solutions concrètes pour leur avenir résidentiel.







