Découverte des messages néonazis de Quentin Deranque sur les réseaux sociaux

Mediapart dévoile le passé troublant d’un militant nationaliste décédé.
Découverte des messages néonazis de Quentin Deranque sur les réseaux sociaux
Pour comprendre la philosophie qui animait le militant identitaire, Mediapart a enquêté sur sa vie numérique et exhumé trois comptes X anonymes qu’il aurait créés et utilisés pendant des années. © Crédit ph

Mediapart a récemment authentifié plusieurs comptes de réseaux sociaux revendiqués par Quentin Deranque, militant nationaliste, décédé après une rixe à Lyon. Selon leur enquête, ses publications témoignent d'une idéologie raciste et antisémite, s'accompagnant d'une glorification du fascisme.
Des messages tels que "Je soutiens Adolf" ou "On veut le fascisme" circulaient sur ses comptes X. Cette situation contraste nettement avec l'image d'intellectuel non-violent que certains de ses proches tentent de projeter après son décès, comme le souligne Le Figaro.

Les messages impactants abondent : "Mort totale des nègres" ou des appels à déportations montrent une hostilité manifeste envers les minorités, d'après Mediapart. Ce responsable identitaire se mélait même des débats politiques, se réclamant fasciste et évoquant la nécessité de supprimer des lois fondamentales qui luttent contre le discours de haine.
Il s'insurgeait, par exemple, contre les lois Pleven et Gayssot, qui interdisent la négation de la Shoah, ce qui révèlent son alignement sur des positions extrêmes.

Ses récentes déclarations racistes sur les Africains élargissent ce tableau préoccupant. Des termes dégradants envers des soignants d'origine racisée témoignent d'une xénophobie rampante associée à son discours. On comprend mieux le regard critique que posent plusieurs experts et observateurs de la vie politique sur ces messages.
L'avocat de la famille, quant à lui, reste discret face aux révélations, tandis qu'un ami de Deranque minimize l'impact de ses publications, tentant de défendre l'image de son ancien camarade.
D'autres représentants politiques ont également réagi à sa mort, suscitant des débats houleux. Une minute de silence a même été observée à l'Assemblée nationale, entraînant des critiques de plusieurs personnalités de gauche qui ont dénoncé cette valorisation d'un personnage néo-nazi.

La dramatisation des événements autour de sa mort révèle un malaise au sein du paysage politique français. Des propos de responsables tels que Manuel Bompard, de La France insoumise, mettent en avant les tenues racistes de certaines factions politiques, ajoutant une couche de tension aux discussions sur la radicalité.

Enfin, une enquête a conduit à la mise en examen de neuf individus dans cette affaire, y compris ceux qui ont des liens directs avec le député LFI Raphaël Arnault.

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