La dirigeante des Écologistes, Marine Tondelier, a lancé une proposition audacieuse : instaurer un congé payé climatique de cinq jours par an, inspiré par une initiative similaire en Espagne. Son objectif est de soutenir « les travailleurs qui ne peuvent pas travailler à cause des conditions climatiques extrêmes », comme les vagues de chaleur record.
Lors d'une intervention sur Sud Radio, Tondelier a déclaré : « Il est inacceptable que des travailleurs soient contraints de faire face à des environnements de travail dangereux sans compensation. » Elle a souligné le fait qu'en France, un décret flou n'encadre pas la situation, laissant les employés vulnérables. « C'est souvent au détriment des travailleurs que ces décisions sont prises. Il est temps d'agir pour leur protection, » a-t-elle ajouté.
Sur son blog, elle a développé l'idée d'un droit spécifique permettant aux salariés de s'absenter sans pénalité financière lors d'événements climatiques majeurs. « Si vos transports sont perturbés par une inondation, ou si votre école est fermée à cause d'une alerte météo, cela devrait être pris en compte, » a-t-elle précisé.
L'inspiration pour cette proposition vient de l'Espagne, où le gouvernement a récemment adopté un congé payé climatique après les tragiques inondations de 2024 qui ont fait 230 victimes. Ce congé, accordé pour éviter les déplacements pendant les alertes climatiques, a été salué comme un progrès nécessaire. Tondelier a déclaré : « En Espagne, il s'agit de quatre jours. Nous proposeons cinq jours, mais c'est un sujet à discuter avec les syndicats et les entreprises. »
Cette initiative fait écho à un besoin croissant de protections pour les travailleurs face à un climat de plus en plus capricieux. Des experts en climatologie insistent sur l'urgence d'adapter les droits des travailleurs aux réalités du changement climatique. Une avancée qui pourrait marquer un tournant dans la législation du travail en France.







