Les témoignages des salariés de Tandem « contredisent le discours de façade » de la majorité départementale, selon les élus d’opposition au conseil départemental.
« Les révélations d' “ ex-salariés ” de Tandem dans la presse locale ces derniers jours contredisent le discours de façade plastronné lors de la dernière séance publique le 2 février 2026 », rétorquent les élus du groupe d’opposition de gauche au conseil départemental des Deux-Sèvres, à la suite des témoignages de salariés de Tandem Educadis.
Le Département a mis fin à ses relations avec cette société privée, à laquelle il avait confié en 2023 la gestion d’enfants en difficulté. Parallèlement, il a instauré, le 2 février, une Maison d’enfants à caractère social. Mais qu’en est-il des salariés ? Beaucoup se retrouvent dans une situation inextricable, car ni Tandem ni le Département ne les considèrent encore comme employés.
Des décisions inopportunes, fruit de l'urgence
« L’impasse juridique dans laquelle se trouvent ces personnels aujourd’hui résulte directement d’une série de décisions hâtives, visant à rectifier les erreurs d’un choix politique inadapté », accusent les élus d’opposition. Ils s’interrogent aussi sur le fait que, même après la rupture des liens avec cette entreprise, Tandem conserve toujours un agrément pour accueillir des enfants dans les Deux-Sèvres.
Le Département avance que l'absence de transfert automatique des contrats de travail s'explique par le fait que Tandem demeure théoriquement accrédité pour accueillir des enfants d’autres départements. « Rompre une collaboration est une décision lourde, traduisant une rupture de confiance destinée à protéger les usagers. Comment est-il acceptable qu’un opérateur jugé défaillant continue d’accueillir des enfants relevant de l’Aide sociale à l’enfance, même d'ailleurs ? », s’interrogent les élus.
Ils expriment également leur inquiétude face à la décision du Département de porter plainte pour diffamation contre la CGT suite à une conférence de presse, où celle-ci critiquait la politique en vigueur : « Une telle initiative de la part de la collectivité ne favorise pas le dialogue nécessaire. »
Lire aussi







