À l'approche du premier tour des élections municipales, une inquiétude grandissante émerge au sein des habitants de Bègles, dans la métropole bordelaise. L'insécurité, perçue comme un véritable fléau, alimente les discussions entre les électeurs.
Cette situation a poussé les cinq candidats en lice à redoubler d'efforts pour convaincre, parmi lesquels Clément Rossignol-Puech (maire sortant écologiste), Christian Bagate (sans étiquette), Loïc Prud'homme (La France Insoumise), Maryvonne Bastères (Rassemblement national) et Jacques Guldner (Lutte ouvrière).
Les témoignages des Béglais illustrent ce malaise. Jean-Claude, un passionné de pétanque, n’hésite pas à dénoncer l'augmentation des vols à l'arrachée, évoquant le cas déplorable d'une voisine de 97 ans victime d’un vol : "Ma voisine a perdu une médaille insignifiante, mais elle a 97 ans, ça en dit long sur la situation !" D'autres, comme Marie, partagent également leur angoisse face à la montée des cambriolages. "J'ai été personnellement victime d'incidents très désagréables récemment, je me sens de moins en moins en sécurité ici", confie-t-elle. Françoise, résidente du quartier Thorez-Goélands depuis quarante ans, alerte aussi : "Les feux de poubelles deviennent la norme, et l'éclairage public s'éteint la nuit. Je n'ose plus sortir."
Cependant, le maire sortant reste optimiste : "Nous avons établi une police municipale avec 16 agents et, depuis mon arrivée, les cambriolages ont diminué de 40%". Ce bilan positif est mis en avant pour rassurer les électeurs, avant les prochaines élections.
Pour le nouveau mandat, Rossignol-Puech et son concurrent du Rassemblement National envisagent un doublement des effectifs policiers. De son côté, Loïc Prud'homme propose une approche différente : "Moins de tasers, mais davantage de médiateurs", visant à rétablir le dialogue avec les citoyens. Christian Bagate prône quant à lui un équilibre entre prévention et renforcement des forces de l'ordre.







