«Un haut fluide crée une ligne verticale flatteuse», «misez sur les décolletés en V qui affinent et mettent en valeur la poitrine» ou encore «évitez les fards noir intense qui durcissent le regard». Ces recommandations figurent dans un guide d'élégance destiné aux agents de la SNCF des trains Inoui, qui a récemment provoqué une vive polémique et fait bondir les syndicats. Ce document de 40 pages, diffusé sur un intranet de l'entreprise, a été qualifié de «sexiste» et «grossophobe» par plusieurs organisations syndicales.
La réaction de la SNCF a été rapide : l'entreprise a affirmé que ce guide «ne correspond pas du tout aux valeurs de l’entreprise», précisant qu'il avait été diffusé sans validation préalable et a depuis été retiré de son Sharepoint. En conséquence, une enquête a été lancée pour déterminer les conditions de sa rédaction et publication, comme indiqué dans un tweet de @SNCFVoyageurs.
Un précédent en 2014
Ce incident n'est pas sans rappeler une polémique similaire survenue en 2014, lorsque la SNCF avait face à des critiques pour un guide «mode et beauté» qui prônait des conseils vestimentaires jugés inappropriés pour un environnement de travail. En effet, ce type de communication semble avoir du mal à évoluer, affichant des recommandations qui paraissent sortir d'un autre temps, comme des conseils sur la morphologie et le maquillage, dont certains experts s’inquiètent des conséquences sur la perception de l'image professionnelle.
Marie Dupont, sociologue spécialisée en études de genre, a souligné l'importance d'une telle polémique en indiquant que «la communication des entreprises doit évoluer pour refléter les valeurs contemporaines de diversité et d'inclusion». Cette affaire soulève donc des questions non seulement sur la façon dont la SNCF gère son image, mais aussi sur la façon dont elle valorise ses employés, suggérant un besoin pressant pour une réévaluation des politiques internes.







