Lors des commémorations du 1er-Mai, la CFDT et la CGT ont placé la question des salaires au cœur de leurs revendications, dans le contexte d'un retour sensible de l'inflation. Marylise Léon et Sophie Binet, respectivement leaders des deux syndicats, ont non seulement réaffirmé leur opposition à toute remise en cause du caractère chômé et férié de cette journée, mais ont aussi sollicité des mesures concrètes pour améliorer le pouvoir d'achat des Français.
Dans un document révélé par l'AFP, Sophie Binet, à la tête de la CGT, propose plusieurs actions, notamment l'encadrement des prix des carburants et une augmentation du Smic de 5%. Elle désire également rétablir l'indexation des salaires sur l'évolution des prix, en plus d'une revalorisation des pensions et des minima sociaux. Ces propositions ont été formulées dans une lettre adressée au Premier ministre Sébastien Lecornu.
Sur les ondes de France Inter, Binet a plaidé pour la nationalisation de TotalEnergies, arguant que cet actif essentiel ne devrait pas être soumis aux lois du marché. De son côté, Marylise Léon a insisté sur la nécessité d'une hausse du Smic, citant un taux d'inflation supérieur à 2% comme justification de cette demande.
Les deux dirigeantes ont en outre appelé à l'ouverture de négociations au sein des différentes branches professionnelles, prenant en compte que certaines conventions collectives affichent des niveaux de rémunération inférieurs au Smic.
Quelle est la position des syndicats sur le travail le 1er-Mai ?
Concernant l'éventuelle ouverture des boulangeries et fleuristes le 1er-Mai, un projet du gouvernement a suscité la controverse. Binet a déclaré que toute autorisation d'ouverture devrait passer par des accords collectifs, garantissant que celles-ci soient limitées à l'artisanat et à ces deux secteurs. Elle a précisé : "Le 1er-Mai 2026 ne doit pas diverger des précédents, 2025 ou 2024".
Sophie Binet a ajouté que les défis auxquels sont confrontés les boulangers n'impliquent pas seulement la question de l'ouverture le 1ᵉʳ mai, mais également une hausse des coûts liés à l'énergie et matières premières, exacerbée par le dumping des grandes surfaces.
Les leaders syndicaux se retrouveront cet après-midi à Paris, en tête du traditionnel cortège du 1er-Mai, témoignant de la solidarité et de l'engagement de ces organisations dans la lutte pour de meilleures conditions de vie.







