Deux mois avant le premier tour des élections municipales prévu pour le 15 mars 2026, l'atmosphère à Barsac, une petite commune de plus de 2 000 habitants, devient de plus en plus électrique. Trois listes se préparent à entrer dans l'arène électorale.
Dominique Cavaillols, le maire sortant depuis 2016, espère obtenir un nouveau mandat. "Nous devons penser à long terme pour réussir à tout mettre en œuvre," affirme-t-il. Son bilan reste toutefois controversé, suscitant des critiques et des doutes quant à son administration.
Face à lui, deux figures de l’opposition, Patrick Graszk et Michel Garat, choisissent de se présenter. Graszk, déjà candidat en 2020, se positionne autour de la démocratie participative. "Nous devons être à l’écoute des habitants," souligne ce conseiller en systèmes informatiques qui avait obtenu près de 40 % des voix lors du dernier scrutin.
Garat, quant à lui, critique ouvertement la gestion de la commune, parlant même de "négligence permanente" dans l'entretien des espaces publics et d'un manque d'organisation. Élu sur la liste de Cavaillols en 2020, il se dit désormais désillusionné et veut ramener l'ordre à la mairie.
Les réseaux sociaux, souvent le reflet des tensions électorales, sont devenus un terrain de jeu pour les opposants. L'ancien maire Philippe Meynard, qui a occupé le poste entre 2004 et 2016, publie régulièrement des critiques acerbes sur le bilan du maire sortant, notamment sur sa décision de ne plus résider à Barsac, évoquant des raisons de sécurité personnelle.
Malgré ces tensions, chaque candidat souhaite promouvoir un dialogue constructif. Graszk encourage des consultations en ligne pour mieux impliquer les habitants. "Il y a une réelle attente des Barsacais pour être écoutés," a-t-il confié. Garat, de son côté, souhaite établir des groupes de travail afin de collaborer directement avec les citoyens. "Notre objectif est d’assurer un cadre de vie agréable et d’inclure toutes les générations," déclare-t-il.
Cavaillols, tout en défendant son bilan, insiste sur la nécessité de moderniser la commune. "Je ne suis pas ici pour vendre des rêves, mais pour créer une continuité dans notre projet communal," explique-t-il, mettant l'accent sur l'aménagement du bourg et l'amélioration de la mobilité.
Cette campagne promet donc d’être vive, avec des positions et des opinions qui s'affrontent, faisant de cette élection municipale un événement à suivre de près. Les Barsacais sauront-ils trouver le leader capable de répondre à leurs attentes et de construire un avenir meilleur pour leur commune ?







