Les autorités iraniennes ont commencé à restaurer l'accès à internet ce dimanche, après une coupure qui a duré dix jours, destinée à dissimuler une répression violente des manifestations. Selon l'ONG Netblocks, des services en ligne, y compris Google, ont repris partiellement, ce qui suggère un accès fortement filtré (source : Le Monde).
Les écoles, fermées pendant une semaine, ont également rouvert, mais la tension demeure élevée dans tout le pays. Le mécontentement public a éclaté fin décembre à Téhéran, initialement déclenché par des commerçants en colère contre la hausse du coût de la vie. Ce mouvement contestataire s'est amplifié début janvier, défiant ouvertement le régime islamique en place depuis 1979. Toutefois, une réaction sévère des autorités a été constatée, qualifiée de "massacre" par de nombreuses ONG, avec des milliers de morts, selon des estimations non officielles. Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a lui-même évoqué des "milliers de personnes tuées", blâmant les "séditieux" manipulés par des puissances étrangères (source : France 24).
Appels à un nouveau leadership
Alors que les tensions s'intensifient, le président iranien Massoud Pezeshkian a décrit toute action contre le guide suprême comme une "déclaration de guerre". En revanche, Donald Trump a exhorté à rechercher un "nouveau dirigeant en Iran", qualifiant Khamenei d'un "homme malade" incapable de diriger correctement (source : Politico). Cette dichotomie entre l'autorité établie et les demandes de changement résonne également à l'international, alors que de nouveaux rassemblements de soutien aux manifestants ont eu lieu dans plusieurs villes à l'étranger.
À Paris, des militants ont organisé des manifestations, s'étendant au sol pour symboliser la lutte contre la répression iranienne, et brandissant des portraits de Reza Pahlavi, le fils de l'ancien roi d'Iran, qui se positionne comme un symbole de changement depuis son exil aux États-Unis.
Les experts avertissent que tant que le régime en place ne répondra pas aux aspirations légitimes du peuple iranien, la répression et les manifestations risquent de continuer à se intensifier, créant un cycle d'instabilité.







