Le dimanche 18 janvier, des nouvelles inquiétantes sont parvenues du nord et du nord-ouest de la Syrie, où l'armée syrienne a effectué de nouvelles avancées dans des zones précédemment sous le contrôle des forces kurdes. Des retraités kurdes, face à un décret jugé inadequat concernant la reconnaissance de leurs droits, se sont retirés de plusieurs quartiers stratégiques d'Alep.
Les combats continuent de faire rage, en particulier autour d'un barrage vital sur le fleuve Euphrate. Les récentes déclarations d'un média d'État syrien évoquent un accord stipulant que les forces kurdes pourraient confier l'administration de Deir Ezzor et de Raqqa à l'État syrien. Cet accord viserait également l'intégration des unités kurdes dans l'armée nationale. Dans ce contexte, le président syrien, Ahmed al-Chareh, a exhorté à un cessez-le-feu durable.
En mars, un précédent accord avait été annoncé, visant à intégrer les institutions civiles et militaires kurdes au sein de l’État. Hélas, des divergences d’opinions ont entravé son application, malgré le soutien de Washington pour les deux parties.
Cette offensive a suscité l’inquiétude parmi plusieurs pays occidentaux, dont les États-Unis. Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient a appelé les forces syriennes à mettre un terme à leurs attaques entre Alep et Tabqa, insistant sur la nécessité d’une coopération étroite avec les partenaires syriens. Le président français Emmanuel Macron, lors d'une conversation récente, a exprimé ses préoccupations vis-à-vis de la situation en Syrie, soulignant l'urgence d'un cessez-le-feu et la nécessité d'un accord durable.
Dans une analyse publiée sur le site Franceinfo, des experts avertissent que l'escalade des combats pourrait déstabiliser davantage la région, exacerbant déjà une situation humanitaire critique. La communauté internationale suit de près ces développements, laissant entrevoir de possibles répercussions sur les relations diplomatiques en cours.







