Lors d'une déclaration faite le lundi 26 janvier, Gabriel Attal, le ministre de l'Éducation, a exprimé son souhait de voir adopter rapidement la proposition de loi qui consisterait à interdire l'accès aux réseaux sociaux pour les jeunes de moins de 15 ans. Cette législation, présentée par le groupe Renaissance, pourrait entrer en vigueur dès le 1er septembre 2026.
Attal a précisé que si le texte était approuvé par l'Assemblée nationale, il serait soumis au Sénat par la mi-février. « Si tout se passe bien, l’interdiction pourrait entrer en vigueur pour les nouveaux comptes à partir de septembre », a-t-il ajouté, soulignant que les réseaux sociaux auraient jusqu'au 31 décembre pour désactiver les comptes existants non conformes.
Cette initiative vient d'une volonté plus large de répondre aux effets préoccupants des réseaux sociaux sur la santé mentale des jeunes. Selon Attal, ces plateformes peuvent causer des dommages psychologiques significatifs. Dans un entretien avec RTL, il a mentionné que l’objectif était également d’agir contre des influences extérieures, notamment en provenance de pays comme la Chine et les États-Unis, qui tenteraient d’« coloniser les cerveaux » des jeunes utilisateurs.
« La France peut être pionnière en Europe », a indiqué Attal, espérant ainsi améliorer la vie des familles et promouvoir une plus grande indépendance nationale face à ces géants technologiques. Les discussions autour de cette loi surviennent dans un climat de confusion, car le gouvernement avait précédemment engagé une réflexion sur un projet similaire à la demande d'Emmanuel Macron. Il est devenu clair que l'exécutif se rangerait finalement derrière la proposition de loi de la députée Renaissance, Laure Miller, en adoptant une procédure accélérée si nécessaire pour éviter des blocages entre les deux chambres.
La question demeure : cette limitation de l’accès aux réseaux sociaux suffira-t-elle à protéger les jeunes tout en préservant leur liberté d’expression ? Les observations d’experts, comme celles publiées par Ouest-France, continueront probablement d’alimenter ce débat en cours.







