Ce mardi, lors d'un entretien sur RMC et BFMTV, Gabriel Attal, président de Renaissance, a pointé du doigt l'absence de projet chez ses adversaires du bloc central dans la course à la présidentielle de 2027. À la veille de sa « Nuit de la Nouvelle République » à Paris, l’ancien ministre a exprimé des réserves sur la capacité de Gérald Darmanin et Édouard Philippe, ces derniers étant soit en lice, soit en réflexion pour le scrutin à venir.
Attal a déclaré : « Beaucoup de candidats n'ont pas de projet. Pour moi, il est essentiel que notre vision soit portée par un candidat solide. Je préfère avancer dans ce sens. » Il a également ajouté que se présenter à l’élection présidentielle nécessite une profonde introspection, une humilité affirmée, et surtout, un projet concret.
« Incarner » le bloc central
Dirigeant Renaissance, Attal insiste sur la nécessité de représenter un projet cohérent de ce bloc, bien que certains de ses membres, comme Philippe et Darmanin, ne soient pas officiellement rattachés à son parti. « Une partie de la gauche a d’ores et déjà fixé une date pour une primaire, pourquoi pas nous ? » s’interroge-t-il. Il a toutefois précisé, « je n’ai jamais écarté cette hypothèse ». Pourtant, il semble que la majorité des candidats potentiels ne soient pas favorables à cette idée.
Attal s'est également montré préoccupé par les conséquences d'un duel électoral entre des partis extrêmes, déclarant : « Je crains qu'un second tour entre La France insoumise et le Rassemblement national soit catastrophique pour notre pays. » Il a souligné l'importance d'éviter une multiplication des candidatures parmi ceux qui partagent une vision similaire, afin de maximiser les chances d'un projet alternatif.
Comme le rapporte Le Parisien, il est crucial pour le bloc central de s'organiser et de se présenter unis afin de porter un message fort pour l'élection à venir.







