Dans un échange téléphonique, Aoun a supplié Macron d'agir pour éviter que la banlieue sud de Beyrouth ne devienne la cible des frappes israéliennes. "Nous avons besoin de votre aide pour instaurer un cessez-le-feu rapide," a-t-il souligné, dans un communiqué émis par la présidence libanaise. Cette demande survient alors que l'armée israélienne, en guerre contre le Hezbollah, a incité toute la population de cette zone à évacuer pour leur sécurité.
Frappes israéliennes : 102 victimes au Liban
Le porte-parole de l'armée israélienne, le colonel Avichay Adraee, a lancé un message alarmant sur les réseaux sociaux, incitant les habitants de la banlieue sud à "sauver leurs vies et à quitter immédiatement leurs domiciles." Des centaines de milliers de personnes se trouvent dans cette région, un bastion important pour le Hezbollah.
D'après des reports du ministère de la Santé libanais, les frappes israéliennes ont causé au moins 102 décès et 638 blessés. Les experts soulignent le risque d'une escalade violente dans la région, notamment après les attaques israéliennes qui prétendent viser des installations du Hezbollah en représailles à des tirs venant du Liban.
Emmanuel Macron s'est engagé à "préserver l'intégrité territoriale du Liban" et a exhorté le Hezbollah à mettre fin aux actes d'agression envers Israël, soulignant que des escalades militaires peuvent gravement affecter la stabilité régionale.
Israël, qui a intensifié ses opérations militaires dans le cadre de la lutte contre l'Iran, a lancé des frappes nocturnes sur des infrastructures libanaises, après que le Hezbollah a déclaré vouloir venger la mort du guide suprême iranien, Ali Khamenei, abattu à Téhéran. Jérusalem a averti que toute offensive terrestre contre le Liban serait mise en œuvre si la situation l'exigeait.
Face à cette crise, des experts tels que François Heisbourg, analyste en relations internationales, affirment que "la situation est explosive et nécessite une attention immédiate de la part de la communauté internationale pour éviter une nouvelle escalade de la violence." Les efforts diplomatiques sont plus que jamais nécessaires pour stabiliser cette zone critique.







