Les tensions se sont intensifiées récemment entre La France Insoumise (LFI) et le Parti Socialiste (PS). Dans ce contexte, Manuel Bompard, le coordinateur de LFI, a lancé un appel à la réalisation de « fusions techniques » des listes de gauche pour le second tour des élections municipales, avec l’objectif de contrer les candidats de droite ainsi que ceux du Rassemblement national.
Dans l’émission « Dimanche en politique » sur France 3, M. Bompard a précisé que ces alliances ne garantiraient pas une gestion partagée des municipalités en cas de victoire. « Je pense qu’il est de la responsabilité de la gauche de se rassembler au second tour », a-t-il déclaré. Selon lui, bien que des divergences programmatiques subsistent, l’essentiel est d’établir un front uni contre l’extrême droite.
La réglementation électorale française stipule que les listes ayant obtenu plus de 10 % des suffrages au premier tour peuvent continuer au second, tandis que celles ayant franchi le seuil de 5 % peuvent fusionner avec d’autres listes.
Une rupture inacceptable
Les alliances de second tour à gauche constituent un enjeu majeur, surtout compte tenu de la détérioration des relations entre LFI et le PS. Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, a estimé que Jean-Luc Mélenchon nuit à la cause qu'il prétend défendre, en critiquant ses récentes allusions jugées déplacées.
François Hollande a également exprimé son désaccord, avertissant les candidats socialistes de ne pas envisager de « compromis » avec LFI. Lors d'une interview au Grand Jury, il a déclaré clairement : « au deuxième tour, il ne peut pas y avoir d’alliance entre les socialistes et LFI ». Il a souligné que d’éventuelles alliances pourraient aliéner une partie de leur électorat.
De son côté, Bompard a dénoncé ce qu’il appelle une « cabale malhonnête » contre LFI et a qualifié la position du PS d’« irresponsable ».
Le premier tour des élections municipales est prévu pour le 15 mars, suivi du second tour le 22 mars.







