Les élections municipales approchent à grands pas, avec le premier tour prévu dimanche 15 mars. À Grenoble, dix candidats se disputent les suffrages, dont Valentin Gabriac, représentant du Rassemblement national (RN). Sa campagne se concentre sur la sécurité et le soutien aux commerçants, mais il se heurte à deux obstacles majeurs : le barrage républicain et l'option du vote utile.
Le RN, qui s'était absent lors des municipales de 2020 à Grenoble, espère cette fois-ci atteindre le second tour. Pour ce faire, son programme insiste sur la nécessité d'améliorer le stationnement et d'impulser une dynamique de commerce local. Lors de sa récente visite aux commerçants, une vendeuse a évoqué le manque de places de stationnement. Gabriac a répondu : "Nous proposons un projet qui défend les commerçants, en opposition aux écologistes qui les ont simplement ignorés."
Cependant, le vote utile est déjà une réalité dans l'esprit de certains électeurs. Une commerçante, tout en approuvant certaines de ses idées, a déclaré : "Je vais voter pour quelqu'un qui a une réelle chance contre Laurence Ruffin, de l'union de la gauche." Cette tendance au vote utile amène le candidat à expliciter son approche : "Au premier tour, nous choisissons, au second tour, nous sélectionnons." Gabriac tente ainsi d'établir des discussions avec des personnalités comme Alain Carignon pour créer des synergies, malgré un refus initial de certaines alliances.
Par ailleurs, les antécédents du RN posent question dans une ville marquée par son histoire politique. Le candidat a été confronté à des révélations controversées provenant de Streetpress, qui évoquent des liens avec des mouvements d'extrême droite. Face à ces accusations, Gabriac répond fermement : "Je n'ai jamais eu de liens avec ces mouvements. Je condamne toutes les violences, qu’elles proviennent de l'ultra-droite ou de l'ultra-gauche."
Malgré la complexité de la situation, le RN ambitionne de s’imposer à Grenoble, où Marine Le Pen a capté plus de 20% des voix lors des dernières présidentielles. Validera-t-il son avancée face à un électorat encore méfiant ? Le verdict tombera au soir du 15 mars, lors de ce premier tour déterminant.







