De nouvelles images révélées ce lundi 9 mars montrent la destruction causée par une frappe, qui semble avoir eu lieu près d'une école primaire à Minab, au sud de l'Iran, où des enfants ont perdu la vie. Ces images dévoilent également un missile qui, selon la chaîne CNN, semble viser une base navale du Corps des gardiens de la révolution islamique fin février.
Selon l'agence iranienne semi-officielle Mehr News, le missile a touché près de l'école Shajareh Tayyebeh, causant la mort de nombreuses écolières âgées de 7 à 12 ans. Le rapport de l'Unicef confirme cette tragédie, affirmant que les enfants paient souvent le prix ultime en période de conflit.
Des témoins ont partagé des vidéos montrant des personnes fuyant la zone de l'impact, une scène désolante qui reflète la réalité des conflits armés. Donald Trump, dans ses récentes déclarations, a accablé Téhéran de la responsabilité de cette tragédie, invoquant leur incompétence militaire.
Analyse des experts : un missile américain en cause
Les accusations lancées par différentes parties montrent une complexité accrue dans la narration des événements. Un expert reconnu, Sam Lair, du Centre James Martin, a commenté que le missile visible ressemblait à un Tomahawk, souvent utilisé par les forces américaines. : "Sa forme cruciforme et d'autres éléments visuels l'identifient comme tel."
Ce type de missile est typiquement déployé en début de conflit pour établir la supériorité aérienne. Les experts affirment qu'il ne peut être confondu avec d'autres armements iraniens ou israéliens. "La vidéo a été prise à environ 250 mètres de l'impact. Cela confirme que le projectile devait être de grande taille", déduit Lair.
L'ONU appelle à une enquête transparente
Les réactions officielles se sont multipliées après le bombardement. Les autorités iraniennes ont successivement désigné Israël comme responsable, puis ont évoqué un complot israélo-américain. Le porte-parole de l'armée israélienne, le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, a démenti ces allégations, affirmant que Tsahal opère avec précision et n'a aucune connaissance d'une frappe de leur part à cet endroit.
"À ce stade, nous n'avons pas connaissance d'une frappe israélienne ou américaine à cet endroit", a déclaré Nadav Shoshani.
Du côté américain, des voix s'élèvent au sein du gouvernement. Marco Rubio, Secrétaire d'État indien, a annoncé l'ouverture d'une enquête par le Pentagone. "Nous vérifions la situation et nous nous engageons à mener une enquête rigoureuse", a ajouté le ministre de la Défense, Pete Hegseth.
L'ONU, pour sa part, a sollicité une enquête rapide et transparente sur les événements. Ce drame met en lumière la nécessité de clarification dans un contexte de tensions internationales croissantes.







