Philippe Dessertine, qui a surpris en étant classé troisième lors du premier tour avec 20,16% des voix, ne présentera pas de liste pour le second tour, comme l’a rapporté l'AFP. Ce choix laisse le champ libre à Pierre Hurmic, en tête avec 27,68%, et Thomas Cazenave, qui a récolté 25,58% des voix.
Dès 18h00, limite pour le dépôt des listes, l’entourage de Dessertine était injoignable. Toutefois, le candidat a prévu une conférence de presse à 19 heures pour discuter de sa décision, précisant qu'il entendait clarifier son positionnement face à ses rivaux.
Pas de triangulaire en vue
Depuis le début de sa campagne, Philippe Dessertine est resté ferme sur son indépendance. "Pourquoi devrais-je négocier avec Thomas Cazenave ou un autre?", déclarait-il avant le premier tour. Ce choix a pour conséquence d'éliminer toute possibilité de triangulaire pour le second tour.Des experts notent que cette décision pourrait influencer le résultat final, laissant les électeurs de Dessertine face à un choix entre deux candidats très différents. Pour Jean-Marc Delpech, politologue à l'Université de Bordeaux, "le retrait de Dessertine pourrait simplifier la dynamique électorale, mais également priver certains électeurs d'une option modérée".
En effet, avec un soutien notable pour Pierre Hurmic, la compétition se recentre entre le sortant et le représentant de La République En Marche, accentuant les enjeux environnementaux et économiques au cœur des préoccupations des Bordelais.
À quelques jours du second tour, la campagne promet d’être intense, notamment autour des thèmes de la transition écologique et de la gestion urbaine, deux sujets de préoccupation majeurs pour les citoyens de Bordeaux. Cette élection municipale pourrait également être révélatrice des nouvelles orientations politiques post-Covid en France et devrait être suivie de près par les analystes et les partis de l’échiquier national.







