Le président américain a récemment mis en garde ses alliés des "conséquences très néfastes" s'ils n'apportaient pas leur soutien pour sécuriser le détroit d'Ormuz. Cependant, cette menace n'a pas réussi à infléchir la position des pays européens.
Le président français Emmanuel Macron a affirmé que la France ne participerait pas à des « opérations » pour sécuriser le détroit d'Ormuz dans le contexte actuel de tensions exacerbées, notamment les « bombardements ». Il a toutefois souligné qu'une fois la situation apaisée, la France pourrait envisager de s'engager dans des « escortes » de navires transitant par cette voie maritime cruciale pour l'économie mondiale.
La position européenne est tout aussi claire. La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a déclaré qu'il était inacceptable pour l’Europe d'être entraînée dan une guerre qui oppose les États-Unis et Israël à l'Iran. Au cours d'une interview avec Reuters, elle a insisté sur le fait que « cette guerre n’était pas la guerre de l’Europe », tout en ajoutant que les alliés européens sont néanmoins « disposés à investir dans la relation et dans le partenariat transatlantique, mis à l'épreuve ».
Face au rejet de sa demande d'aide par la majorité des alliés européens, Donald Trump a ensuite déclaré qu'il n’avait « plus besoin d’aide », soulignant ainsi un tournant dans la dynamique des alliances internationales.







