Dans un acte troublant, la permanence de campagne de l'actuel maire de Pau, François Bayrou, a été la cible de dégradations durant la nuit précédant le premier tour des élections municipales. Insultes et slogans tels que "Bétharram, on n'oublie pas" ont été écrits sur la vitrine du local, un geste revendiqué par un collectif anonyme qui se fait appeler CHEH ! (Collectif Hautement Engagé et Humaniste). En réponse à cet incident, Bayrou a déposé plainte pour dégradation.
La ville de Pau, par le biais de Clarisse Johnson-Le Loher, adjointe au maire, a également introduit une plainte pour outrage, comme l’a précisé le procureur de la République, Rodolphe Jarry. Cet acte de vandalisme intervient dans un contexte électoral particulièrement tendu, et suscite des interrogations sur les tensions qui entourent la candidature de Bayrou.
Dans leur communiqué, le collectif CHEH ! justifie son acte par ce qu'ils décrivent comme "l'indécence" de la candidature de Bayrou, l'accusant de mensonges répétés concernant son rôle dans l'affaire Bétharram. Les membres du collectif expriment leur indignation face à l'image de campagne du candidat, qui le montre souriant avec un bébé dans les bras de sa mère, et trouvent cela incompatible avec une responsabilité politique.
Leurs critiques ne s'arrêtent pas là : ils s'opposent également à ses déclarations sur la "submersion migratoire" et condamnent un projet de budget, présenté par Bayrou lorsqu'il était Premier ministre, qualifié de "plan de casse sociale". La polémique qui entoure la candidature de Bayrou s'intensifie alors que les électeurs s'interrogent sur l'impact de ces événements sur sa réélection.
Selon des observateurs politiques, ce genre de désaveu public pourrait avoir des répercussions sur le vote. Si cette situation témoigne de la fracture profonde dans la société paloise, elle souligne également les enjeux cruciaux des prochaines élections municipales.







