Dans une intervention récente sur BFM Business, Olivier Gantois, président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip), a tiré la sonnette d'alarme concernant l'impact financier de la guerre au Moyen-Orient sur les consommateurs de carburant en France. Selon lui, le coût global pourrait atteindre jusqu'à 15 milliards d'euros par an pour les automobilistes.
La hausse des prix des carburants est significative : le litre de gazole a déjà augmenté de 35 centimes pour atteindre une moyenne de 2,07 euros, tandis que l'essence SP95-E10 s'établit à 1,91 euro en moyenne, soit une hausse de 19 centimes. Cette inflation des prix à la pompe est directement liée aux tensions latentes dans cette région stratégique, où le pétrole occupe une place centrale dans l'économie mondiale.
Cependant, Olivier Gantois tempère ses propos en précisant qu'actuellement, "il n'y a pas de problème d'approvisionnement au niveau mondial". En effet, il est à noter que seulement 13 % du pétrole consommé en Europe l'année dernière provenait du Moyen-Orient. Malgré une offre excédentaire au début de l'année, l'incertitude persiste. Il souligne aussi que des oléoducs permettent à certains pays de contourner le détroit d'Ormuz, où transite 20 % du pétrole mondial. Néanmoins, un blocage prolongé de cette voie maritime pourrait poser un sérieux problème d'approvisionnement.
« Sur le plan logistique, il est essentiel de faire transiter des navires par le détroit d'Ormuz », a déclaré Gantois, insistant sur le fait qu'à long terme, la dépendance à cette route est inévitable. Cette situation soulève des inquiétudes quant à la durabilité des prix actuels et future stabilité du marché, surtout au regard des prévisions d'une possible guerre prolongée dans la région, selon plusieurs experts du secteur. Ainsi, la guerre au Moyen-Orient pourrait devenir un enjeu majeur de l'économie globale, affectant le budget des ménages français, et cela pourrait ne pas être sans conséquences pour les automobilistes.







