L'Iran a confirmé mardi le décès d'Ali Larijani, un homme clé du régime, considéré comme un pilier de la sécurité nationale. Cette annonce survient alors qu'Israël a juré de "traquer, identifier et neutraliser" Mojtaba Khamenei, le nouvel homme fort de la République islamique.
Selon l'agence Fars, Larijani aurait été ciblé par des frappes aériennes militaires américaines et israéliennes alors qu'il se trouvait chez sa fille. Ce n'est pas un cas isolé : Téhéran avait déjà annoncé la mort de Gholamréza Soleimani, dirigeant des milices Bassidj, également éliminé dans une frappe israélienne.
Ces incidents s'inscrivent dans une série d'éliminations ciblées contre des figures de proue iraniennes, culminant avec la mort d'Ali Khamenei, le précédent guide suprême, le 28 février dernier, un premier jour de guerre qui a changé la donne. Actuellement, la cible est Mojtaba Khamenei, qui a pris ses fonctions peu avant cette escalade. Des responsables israéliens et américains évoquent des blessures graves, le laissant potentiellement "défiguré" après l'attaque ayant tué son père.
En ce 18ème jour de conflit, Donald Trump a révisé ses priorités, soulignant qu'il n'attendait plus d'assistance internationale, y compris de l'OTAN, pour ses opérations contre l'Iran. Il a fait savoir que plusieurs de ses partenaires, y compris le Japon et l'Australie, avaient décliné toute aide.
Le président du Parlement iranien a averti que le détroit d'Ormuz ne retrouverait pas son trafic normal, une déclaration qui reste floue. D'après la société de renseignement maritime Windward, l'Iran semble exercer un "blocus sélectif", n'autorisant que certains navires sous influence iranienne à traverser le corridor stratégique.
Face à la pression militaire et aux conséquences des frappes, les autorités iraniennes ont appelé la population à se mobiliser contre ce qu’elles perçoivent comme des "complots" ennemis. De nombreuses manifestations ont eu lieu, la population agitant des drapeaux iraniens dans les rues à l'approche du Nouvel an persan, Norouz.
Un acteur clé du régime, Larijani était observé comme le leader de facto de l’Iran, surtout ces dernières semaines. Un responsable militaire israélien a même affirmé qu'il était reconnu pour être celui qui influençait les décisions les plus stratégiques.
Israël a également ciblé Akram Al-Ajouri, un chef du Jihad islamique palestinien, présent en Iran au moment de l'attaque, sans confirmation quant à sa survie. En réponse, la Turquie a condamné ce qui est perçu comme des "assassinats politiques" par Israël, une position également partagée par d'autres acteurs de la région.
Dans ce cadre tendu, l'Irak subit des répercussions, avec régulièrement des frappes visant des groupes pro-iraniens, tandis que le Liban vit une escalade des attaques israéliennes, touchant des civils et des infrastructures critiques.
Alors que la situation continue d’évoluer, le conflit s’intensifie également au niveau régional, l'Iran intensifiant ses attaques contre des objectifs américains.
Pour conclure, dans un retournement inattendu, un haut responsable du renseignement américain a exprimé son désaccord avec les actions menées, soulignant que l'Iran ne constituait pas une menace immédiate.







