L'humoriste Rémi Gaillard, qui a terminé à la cinquième place lors des élections municipales de Montpellier, a annoncé avoir introduit un recours en annulation devant le tribunal administratif, dénonçant la non-distribution de son programme à un grand nombre d'électeurs. Lors d'un post sur sa page Facebook, il a exprimé ses doutes sur la « sincérité » du scrutin, affirmant que cette situation avait affecté le résultat des élections.
Tout a démarré suite à la décision controversée d'une commission de propagande qui, une semaine avant le premier tour, avait refusé la diffusion des documents de campagne de Gaillard, invoquant un risque de confusion visuelle avec les couleurs nationales. Cette décision fut finalement annulée par le tribunal administratif, qui a reconnu une « illégalité grave et manifeste » qui pourrait avoir compromis la sincérité de l'élection.
Arrivé à la cinquième place
Le tribunal avait alors ordonné la distribution de son programme sous la liste « Yes We Clown », bien que les autorités aient souligné les difficultés logistiques pour procéder dans les délais impartis. Pourtant, Gaillard a affirmé que cette décision n'avait pas été totalement respectée, soutenant son récit par plus de 500 attestations d'électeurs prouvant qu'ils n'avaient pas reçu son programme, notamment dans plusieurs quartiers de Montpellier.
À l'issue du scrutin, Gaillard a obtenu 8,21 % des suffrages, sans donner de consigne de vote pour le second tour. En revanche, le maire sortant Michaël Delafosse (PS) a été réélu avec 50,15 % des voix, suivi par Nathalie Oziol (LFI, 26,1 %) et le milliardaire Mohed Altrad (24,7 %). Selon le quotidien Le Monde, cette affaire met en lumière les enjeux de communication et de visibilité qui peuvent influencer le résultat des élections locales.







