Ko Wen-je, qui a occupé le poste de maire de Taipei de 2014 à 2022 et qui briguait la présidence en 2024, a récemment été condamné à dix-sept ans de réclusion pour des actes de corruption. Selon le quotidien singapourien Lianhe Zaobao, il a également été sanctionné de six mois de perte de ses droits civiques.
Personnalité marquante du paysage politique taïwanais, Ko Wen-je a été reconnu coupable d'avoir reçu des pots-de-vin en lien avec le coefficient d'occupation des sols, ainsi que de spéculation et de détournement de fonds publics. Bien que sa peine soit sévère, elle est inférieure à la durée requise par le parquet, qui avait demandé vingt-huit ans et six mois d'emprisonnement.
Élu en tant qu'indépendant soutenu par le Parti démocrate progressiste (DPP), Ko a fondé le Parti populaire taïwanais (TPP) en 2019, visant à représenter une alternative indépendante face à la bipolarité politique du DPP et du Kuomintang (KMT).
Conformément à la législation taïwanaise, toute condamnation à une peine de plus de dix ans entraîne une incapacité à se présenter aux élections. Ainsi, comme l'indique Lianhe Zaobao, Ko Wen-je est désormais exclu de la présidentielle de 2028. Le quotidien taïwanais Ziyou Shibao souligne que cette situation représente un revers considérable pour le TPP, le qualifiant de "symbole de la chute d'une troisième force" censée offrir une réelle alternative aux deux principales formations politiques de l'île.







