Dans un contexte de tensions qui s’aggravent au Moyen-Orient, Donald Trump a annoncé jeudi soir un report de son ultimatum concernant d'éventuelles frappes américaines contre les infrastructures énergétiques iraniennes. Le président américain a déclaré que les discussions avec Téhéran se déroulaient "très bien", sans toutefois préciser les conditions qui devront être remplies d'ici le 6 avril prochain.
« À la demande du gouvernement iranien, je suspensionne pour dix jours la destruction de centrales électriques, maintenant fixée au lundi 6 avril à 20h00, heure de Washington », a-t-il tweeté sur son réseau social Truth Social.
Dans le même temps, la région connaît une escalade des violences. Des explosions ont été rapportées au sud de Beyrouth, fief du Hezbollah libanais, suite à des frappes israéliennes. Les médias locaux rapportent que cette zone est régulièrement ciblée depuis le début du conflit. Des journalistes de l'AFP ont entendu ces détonations et ont observé de la fumée s'élevant de la banlieue sud de la capitale libanaise.
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont déclaré avoir pris pour cibles des installations militaires et énergétiques en Israël et dans les États voisins du Golfe, comme l'a rapporté l'agence Fars. Les attaques comprenaient notamment des frappes sur des bases américaines situées aux Émirats, au Qatar, au Koweït et à Bahreïn, ciblant des infrastructures de défense.
De son côté, l’armée israélienne a confirmé avoir mené de nouvelles frappes sur des installations non spécifiées à Téhéran, marquant ainsi une intensification des actions militaires dans le cadre de ce conflit. Des experts militaires s'interrogent sur les implications de cette stratégie, en particulier compte tenu de la possible réponse iranienne.
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a qualifié la situation de "hors de contrôle", signalant la nécessité d'une action diplomatique urgente. Comme mentionné dans plusieurs reportages, la communauté internationale observe avec inquiétude les développements en cours.
Alors que les discussions s'intensifient, le ministre libanais a appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à agir contre les actions israéliennes qu'il considère comme une menace à la souveraineté libanaise, soulignant les tensions croissantes dans la région.







